Cet article a été posté le Mercredi, 14 janvier 2009 à 15:04 et est classé dans Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article via le Flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou faire un Rétrolien depuis votre propre site.


Ludivine
Beaucoup de Tout, et surtout de Rien :)
Développement – 2ème partie…
Après la mise en place du film dans la cuve, vient le traitement.
Important: garder l’emballage carton de la pelloche. A l’intérieur, se trouve bien souvent, les informations sur les temps de développement, par produit et pellicule.
Matériels nécessaires :

- La cuve de développement qui renferme le film.
- Les 3 produits nécessaires au développement d’un film Noir et Blanc, dans mon cas :
* ILFORD Ilfosol 3 – Révélateur pour film Noir & Blanc.
* ILFORD Ilfostop – Bain d’arrêt pour film et papier Noir & Blanc.
* ILFORD Rapid Fixer - Fixateur pour film Noir & Blanc.
- 3 brocs gradués pouvant contenir au minimum 300ml (la contenance nécessaire pour une spirale)
- 1 petite éprouvette graduée, d’une contenance de 45ml (par ex) pour le dosage des produits.
- une bassine, pour stocker les brocs (un incident est vite arrivé, les produits contiennent de l’acide)
- De l’eau ^^ J’utilises de l’eau déminéralisée, comme cela aucun risque d’éventuels dépôts de calcaire sur le film. Je le stocke dans des bouteilles plastique d’1L5, dans une pièce bien chauffée, plus pratique, quand vient le moment de la dilution, l’eau est presque à bonne température.
- Un récipient d’eau chaude, pour jouer à la dînette ^^ et obtenir un petit mélange à bonne température (généralement 20°c ou 24°c).
- Un thermomètre, (le mien m’as été donné avec le matériel de labo). Un thermomètre d’aquarium peut faire l’affaire.

- Un minuteur, ou chronomètre (mon Iphone fait l’affaire pour le moment ^^)
- 2 pinces dont une lestée, pour accrocher le film et le laissé sécher.
- Eventuellement, une pince essoreuse, pour essorer le film, mais entre deux doigts, c’est aussi efficace, et aucun risque de dépôts de calcaire sur l’ustensile ^^. Sinon, bonjour les rayures…
3 bains sont nécessaires au développement du film :
- Le révélateur
- Le bain d’arrêt
- le fixateur
Il faut donc les préparer, avant de commencer. Procéder donc au dilution des produits, en respectant les données du fabricant de ces derniers et de la pellicule. La température des bains est importante, y porter une grande attention.
Protégez votre plan de travail, ce qui isole aussi la cuve d’un plan de travail froid.
Révélateur : verser le révélateur dans la cuve aussi vite que possible, par le bouchon supérieur. Refermez et agitez la cuve de developpement, 10 secondes toutes les minutes (selon le temps du bain). Jetez le bain. (le temps du bain dépens de la pellicule et du révélateur, cela va de 3min jusqu’à 15min et plus).
Bain d’arrêt : versez rapidement le bain d’arrêt dans la cuve de développement et agiter par retournements deux fois. Après 30 secondes, vidangez.
Rinçage : verser de l’eau claire dans la cuve, à bonne température, pour neutraliser d’éventuels effets persistants du révélateur (30 sec). Ce rinçage n’est pas obligatoire. Vidangez
Fixateur : versez le fixateur dans la cuve, ne cesser d’agiter (bon pas comme un shaker hein!! ^^) pendant toute la durée du bain (généralement, entre 2 et 5 min). Vidangez.
Rinçage : effectuez plusieurs rinçage successifs, toujours à bonne température.
Le moment d’ouvrir la cuve est arrivé ^^. Déroulez délicatement le film de la spirale, et si le développement s’est bien passée, vous devriez découvrir vos négatifs.
Suspendez le film par les pinces, dans un endroit à l’abris de la poussière. Essorez le film avec la pince essoreuse ou entre vos doigts.
Examinez vos négatifs :
- les bords du film doivent être transparents et la numérotation des vues lisible sous les images.
- Un négatif correctement exposé et développé doit comporter une gamme complète de valeurs, avec des plages transparentes (comme les bordures) et d’autres très denses.
Pour archiver vos films, la meilleure façon est de les introduire, dans des feuillets « Cristal », par bande de six vues. Vous pouvez y étiqueter et dater le feuillet.

6 Réponses à “Développement – 2ème partie…”
Laisser une Réponse

14 janvier, 2009 à 15:13
Excellent article
Bisous!
Juste une question, quand tu dis « le verser dans la cuve aussi vite que possible, par le bouchon supérieur. Refermez et agitez 10 secondes toutes les minutes (selon le temps du bain). »… c’est le broc que tu refermes et que tu agites 10 secondes toutes les minutes ?
Là tout de suite je n’ai pas d’autres questions mais ça va surement venir
14 janvier, 2009 à 15:23
Merci…
c’est la cuve de developpement qu’il faut agiter, en ayant préalablement verser le révélateur dedans !
Je viens de mieux reformuler ma phrase dans l’article.
pas de prob pour les questions… Bisous!
14 janvier, 2009 à 19:18
Merci pour cette précision et c’est donc bien ce que je pensais mais je « voyais » une agitation comme on le ferait avec une bouteille d’eau tu vois alors forcément
Une fois le développement terminé, les négatifs peuvent donc être exposés à la lumière ? Bizzz
14 janvier, 2009 à 19:27
Je me suis mal expliquée, il faut dire….
Tout à fait, une fois les 3 bains pratiqué, et donc après le fixateur, le film est devenu insensible à la lumière. Les images sont alors inaltérables. bizzz
15 janvier, 2009 à 23:08
Vraiment très intéressant et Paul a posé toutes les questions que je me demandais.
Mais quand tu dis qu’un négatif est inatérable, c’est sur une durée de combien de temps ? Plus qu’une photographie ? Qu’un CD ou DVD ?
Merci beaucoup de nous faire partager cette expérience très enrichissante !
Gros bisous
16 janvier, 2009 à 17:48
Merci à vous, de vous y intéresser !
Quand je dit inaltérable, je parles des négatifs qui ne peuvent plus être altérés à la lumière, l’eau etc…. En ce qui concerne la durée de vie d’un négatif par rapport à d’autres support, difficile à dire, celà dépens des conditions de conservations des négatifs. Un négatif peut se conserver aisément plusieurs dizaines d’années, un cd auras une durée de vie aléatoire… Un négatif a l’avantage d’être… concret.
gros bisous